Le 21 juin 2025
La Société d’études scientifiques de l’Aude vous invite à assister à sa séance du samedi 21 juin 2025 à la Salle de la Tour, boulevard Pasteur, Pennautier.
14 h 30 - Conférence de Sophie Ducret - « Vers et à travers les Corbières : peintures murales du XIIe siècle et création artistique »
Les églises situées sur le territoire de l’actuel département de l’Aude conservent, dans des états variables, trois ensembles de peintures murales datées, dans l’historiographie, du XII e siècle : à Saint-Martin-des-Puits, à Saint-Polycarpe et à Saint-Saturnin de Villerouge-la-Crémade. À ce corpus, dont l’analyse fut reprise dès
2015, peut être ajouté le décor de l’ancienne église d’Espéraza, dont on conserve le souvenir.
Si certains d’entre eux étaient connus des historiens de l’art à partir des années 1960 – comme celui de Saint-Martin-des-Puits – d’autres, à l’instar de celui de Villerouge, étaient jusqu’alors délaissés des chercheurs.
Aussi, l’étude renouvelée de ces peintures permet de soulever des hypothèses sur la création artistique aux âges romans, notamment à l’aune de découvertes survenues dans un cadre géographique plus large.
La séance du 21 juin 2025 sera donc l’occasion de présenter ces données, en lien avec les récents développements de la recherche en histoire de l’art médiéval, ainsi que de proposer une réflexion sur la commande artistique au XII e siècle dans le Midi de la France, selon une perspective épistémologique.
16 h 00 - Conférence de Lucile Truffy - Quillan, capitale Formica. Histoire locale d’une vedette des « Trente Glorieuses » (1951-années 1980) - 1er prix Poux 2023.
Vedette des brocantes contemporaines en vertu de ses teintes acidulées et de son lustre indemne, le Formica évoque immanquablement les cuisines des « Trente Glorieuses » – une nostalgie savamment entretenue par ses promoteurs. Dans les décennies d’après-guerre, son acquisition de première main, souvent à crédit, par les classes moyennes et populaire devient un signe tangible de la démocratisation d’une certaine modernité domestique. Irréductible à ce récit familier, l’histoire du Formica est aussi une histoire audoise.
À partir de 1951, ce matériau fait la fortune de Quillan, petite ville mono-industrielle nichée dans les Pyrénées, bientôt surnommée « capitale Formica ». C’est sur cette trajectoire industrielle, territorialisée et incarnée – attentive aux ouvriers, aux habitants et aux écosystèmes de la haute vallée de l’Aude – que cette conférence propose de revenir, dévoilant ce faisant une autre histoire du Formica, résolument audoise.
L'Herbiel de Gabriel





